Inde – Coronavirus: L’Environnement versus la Politique en démocratie

Le COVID-19 fait de nombreuses victimes autour du monde mais les pertes humaines en Inde pourraient pourrait prendre une tournure encore plus sévère à cause des corps infectés par le COVID-19 et jetés dans le Gange et autres fleuves.

Cette disposition des cadavres dans le Gange n’est pas nouvelle. Elle était pratiquée principalement par les pauvres qui n’avaient pas les moyens de payer les frais funéraires (sans compter certaines raisons religieuses). Beaucoup de ces cadavres étaient autrefois porteurs d’agents pathogènes. Selon les études de l’auteur sur le Gange, publiées dans le monde entier, les eaux de ce fleuve possédaient des propriétés anti-pathogènes. La meilleure preuve réside dans le fait que de nombreux rassemblements sur-bondés sur les rives du Gange, pendant les festivités des « Kumbh », n’ont jamais signalé d’épidémies d’origine hydrique (sauf quelques cas individuels non-signalés) bien que de nombreux gens déféquaient en plein air et/ou urinaient ouvertement : méfaits, ignorance (surtout chez les enfants) ou maladie (spécialement chez les personnes âgées souffrant de diverses maladies d’origine hydrique).

Dans le cas du coronavirus, seules des études scientifiques pourraient confirmer si le virus peut se multiplier dans un environnement aquatique. Mais de toute façon, je crois que si l’eau infectée par le COVID-19 entrait en contact ou était inhalée par un être vivant, le virus commencerait à se développer. Ainsi, la baignade et l’Aachman (un rituel religieux où l’on prend directement de l’eau du Gange) devraient être immédiatement évités, sans compter la stricte interdiction de jeter des corps infectés par le COVID dans le Gange et autres fleuves.

 

La Prévention

Comme la polio et l’hépatite infectieuse, le coronavirus (un autre et nouveau membre de la famille des virus) doit également être inactivé par le Chlore. Par conséquent, toutes les sources publiques qui utilisent l’eau du Gange et autres fleuves doivent être chlorées avec une concentration résiduelle assez lourde : environ 2 à 3 mg/l (ppm) après une heure de contact. La Recherche aussi devrait commencer immédiatement sur les différentes formes du chlore (comme sa forme libre et ses formes combinées) et les pratiques de chloration comme la chloration optimale, la sur-chloration, la pré-chloration etc.

On a pensé que le coronavirus pouvait atteindre les poumons via la gorge. Donc l’inhalation régulière d’eau chlorée, deux à trois fois par jour, devrait prévenir le COVID-19.

 

La politique dans les reportages

La plupart des rapports COVID-19 est fait par les gouvernements respectifs ou par la presse écrite et autres médias. Dans la majorité des pays démocratiques, les reportages sont aussi profondément influencés par les politiques puisque personne ne sait ou ne peut estimer le  nombre réel de victimes. Alors l’opposition, inévitablement, en profite pour dénoncer, de diverses manières, le gouvernement au pouvoir .

Dans le contexte de la démocratie indienne, la situation est un peu différente du fait de nombreuses personnes, opportunistes et anti-patriotes, qui réalisent d’énormes profits en développant le marché noir, des faux médicaments et des équipements inefficaces; en créant également des pénuries et en propageant de fausses rumeurs.

Dans ces circonstances, il serait sage, pour combattre le COVID-19, de concentrer les efforts sur les études scientifiques et la Recherche.

 

Le Dr Devendra Swaroop Bhargava est professeur émérite d’ingénierie environnementale et de contrôle de la pollution à l’Institut indien de technologie de Roorkee, ainsi qu’à l’Institut asiatique de technologie de Bangkok. Il est l’auteur de quelque 500 articles de recherche et de 32 prix académiques.

Traduction: Vidhi Taparia, Bertrand de Foucauld.

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