Rêveries près de la Garonne

à J. & L.

Petit à petit, je commence à rentrer dans la beauté du monde, à la fois tellement évidente et si cachée, tendrement, au fond des paysages, au cœur des villes, au tréfonds de nos âmes. Une beauté vivante qui émane de nos corps, de nos esprits, de nous-mêmes, et qui rayonne jusqu’au ciel.

Un bonheur source de ravissements, un bonheur intérieur, qui sourd de nos forêts, de nos champs, de nos rivières, de nos rivages, de nos rues, de nos bâtiments, de nos déplacements et de nos échanges. Une douceur, une paix profonde qui sue de la Création et de nos constructions, de nos aménagements, de nos travaux, de notre co-création. Une beauté majestueuse et humaine en même temps. La magnificence verticale de la cathédrale St André s’étale horizontalement dans les siècles[1]La construction de la cathédrale St André s’étend sur une période qui va du XIIe au XVIe siècle. et donne naissance aux cours[2]Les rues de Bordeaux sont nommées ainsi. bordelais armés des ravissants hôtels à l’architecture classique du XVIIIe, la plupart rénovés ces trente dernières années.

Et la Garonne câline doucement, et longuement, la ville, la baigne de lumière avec son beau miroir aquatique qui réfléchit les façades de la place de la Bourse.

Bordeaux! Cité tri-dimensionnelle, majestueuse et intime, resplendissante de ses pierres couleur crème, cadrée dans ses anciens patios, pas toujours rénovés mais tout le temps propices aux baisers des amoureux et aux rêveries des poètes.

Sur la Garonne, entre les ponts d’Aquitaine et Chaban-Delmas.

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